Au mystère de la vacuité
l'océan de l'incompréhensible.
Lumière! éblouissement!
Bain de paix physique et mental.
Ecoute!
C'est le rythme obsédant de l'envahissement
de Toi par Toi, de nous en nous.
Tu sens s'élargir ton âme au-delà
de toutes connaissances.
Prie et psalmodie
Entre! en la permanence infinie
d'une mort déferlant de vie
liturgie d'une imagination
des forces d'un au-delà.
Poésie mathématique et somptueuse
d'un matériau subtil.
Abordage pour une quatrième dimension.
Jonction des parties divines
en une synthèse
en une symphonie d'incarnation cosmique.
Le temps, seul, n'existe plus!
Il a gagné les espaces infinis.
Irène de SAINT-CHRISTOL
extrait de Au Temps où l'homme
La Lucarne Ovale Editions
Irène de Saint-Christol
Poèmes, chansons, articles ,biographie, bibliographie.... Au fil des jours, promenade dans les mots du poète Irène de Saint Christol, ces mots qui écrivait-elle, "...graveront le souffle /De notre moi intime/ L'écriture de notre âme Testamentaire."(extrait de LA VALLÉE DE L’ÉVEIL).
dimanche 20 novembre 2011
Symphonie subtile
Libellés :
Au temps ou l'homme,
Symphonie subtile
Tu peux venir
Tu peux venir jusqu'à moi
mon amour,
J'irai au - devant de toi
chaque jour!
Tu sais très bien
Que nous revenons de loin
d'un autre été
où notre horizon tremble
d'avoir brûlé
sans être ensemble!
Viens, mon amour, viens,
nous passerons l'hiver où bon te semble
Toi, tu prendras le chemin d'eau
à la dernière heure.
Couvre toi bien pour avoir chaud
l'hiver demeure.
Et pense à moi,
je pense à toi,
il n'est pas trop tard encore!
Un train sifflera la naissance d'une aurore
notre baiser sera pudeur
j'appuierai sur ton cœur fragile
une éternité de douceur;
l'empreinte de ma tendre argile
Moi, je prendrai le chemin d'air
à la dernière heure
pour survoler le jour désert
l'ennui qui pleure
j'éviterai
de m'arrêter
à la station qui soupire
car tu m'attendras au terminus du sourire
mon regard bleuira tes yeux
j'aurais le choc de ton visage!
Et puisqu'enfin nous serons deux
nous prendrons le train des rois mages
Tu peux venir jusqu'à moi
mon amour
J'irai au - devant de toi
chaque jour!
Tu sais très bien
que nous revenons de loin
d'un autre été
où notre horizon tremble
d'avoir brulé
sans être ensemble!
Viens, mon amour, viens!
Nous passerons l'hiver où bon te semble...
Irène de SAINT-CHRISTOL
extrait du recueil Horizon Brulé
Editions Saint Germain des Prés
mon amour,
J'irai au - devant de toi
chaque jour!
Tu sais très bien
Que nous revenons de loin
d'un autre été
où notre horizon tremble
d'avoir brûlé
sans être ensemble!
Viens, mon amour, viens,
nous passerons l'hiver où bon te semble
Toi, tu prendras le chemin d'eau
à la dernière heure.
Couvre toi bien pour avoir chaud
l'hiver demeure.
Et pense à moi,
je pense à toi,
il n'est pas trop tard encore!
Un train sifflera la naissance d'une aurore
notre baiser sera pudeur
j'appuierai sur ton cœur fragile
une éternité de douceur;
l'empreinte de ma tendre argile
Moi, je prendrai le chemin d'air
à la dernière heure
pour survoler le jour désert
l'ennui qui pleure
j'éviterai
de m'arrêter
à la station qui soupire
car tu m'attendras au terminus du sourire
mon regard bleuira tes yeux
j'aurais le choc de ton visage!
Et puisqu'enfin nous serons deux
nous prendrons le train des rois mages
Tu peux venir jusqu'à moi
mon amour
J'irai au - devant de toi
chaque jour!
Tu sais très bien
que nous revenons de loin
d'un autre été
où notre horizon tremble
d'avoir brulé
sans être ensemble!
Viens, mon amour, viens!
Nous passerons l'hiver où bon te semble...
Irène de SAINT-CHRISTOL
extrait du recueil Horizon Brulé
Editions Saint Germain des Prés
mardi 1 novembre 2011
A l'abordage
Un étrange navire vient à ta rencontre.
Amarre -toi au quai vibrant
des secrets à reconquérir
A l'abordage !
Si l'étrave fait craquer l'Univers
au corps à corps de chair et de lumière
Toi ! tu demeures irrécusable !
Les mots brulés n'ont plus de sens.
La grâce n'est qu'un petit tas de cendres
Un signe...un point !
Délivrance de la matière.
Abolition de tout !
Se lève l'ancre !
La vie éblouissante traversera la Mort !
Irène de Saint- Christol
extrait du recueil :Angles d'Ecoute
éditions : Arcam
mardi 25 octobre 2011
Là-bas, entre la roche d'ocre et de corail....
Ne t'y trompe pas !
Ils s'en reviennent d'une apocalypse,
Ne les touche pas !
Fragiles, bien plus que le gypse,
déchiquetés,
fantômes de caméléons et clichés d'anges,
Ils ont longuement flotté
pour prendre ces formes étranges
d'abstractions;
mais ils se souviennent et s'agenouillent
sous les émotions
qui jusqu'au ventre les fouillent !
Tendres et doux, vois comme ils sont,
parmi les algues du rêve,
affolés par les voyages qu'ils font
à l'aurore des souvenirs de grève...
Là-bas, entre la roche d'ocre et de corail
l'angoisse brûle aux sanglots des chairs aimantées.
Mordus, griffés, saignés par des ongles d'émail,
humides et rougis aux lèvres enchantées,
eux, dansent dans la mer leur résurrection!
Ils se sont poudrés d'or aux phares de lumière,
puis ils sont morts en fièvre d'adoration,
pour sanctifier le pur langage de la terre.
Oh! Dis-moi, t'avaient-ils assez parlé d'amour
avant d'être fixés sur la toile poème?
Les as-tu reconnus aux sources de toujours,
...Les mots ensorceleurs,ADAM, ô toi que j'aime?...
Irène de SAINT-CHRISTOL
sur une peinture de Louis MORUZZI
extrait d' "Horizon Brulé", éditions : Saint Germain des Prés
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samedi 22 octobre 2011
Identité
J'assiste au long pourrissement du temps
qui me rajeunit .
Chaque instant a sa propre identité
Il passe, il m'est étranger.
Le suivant vient au-devant de moi
Et moi, je le dépasse.
Cette projection en avant
ne s'arrêtera pas.
Après la mort elle continuera dans l'invisible
C'est une ascension vers la lumière.
Irène de Saint Christol
extrait de: "Horizon Brûlé"
éditions : Saint -Germain-des-Prés
qui me rajeunit .
Chaque instant a sa propre identité
Il passe, il m'est étranger.
Le suivant vient au-devant de moi
Et moi, je le dépasse.
Cette projection en avant
ne s'arrêtera pas.
Après la mort elle continuera dans l'invisible
C'est une ascension vers la lumière.
Irène de Saint Christol
extrait de: "Horizon Brûlé"
éditions : Saint -Germain-des-Prés
vendredi 21 octobre 2011
La ville émeraude
Grandiose dans l'espace une ville émeraude
envoûtera le vide et la lumière étrange.
On raconte aujourd'hui que l'esprit sans rancune
habitera ces lieux en souvenir de nous
Nous!
Les mutants de ce monde à se perdre aux espaces
des libertés sauvages!
Une femme a créé cette ville émeraude
la bonté de l'oubli est aux voiles du rêve
et le rêve est au vert du silence absolu.
On cherche un ange absent, une âme au vent qui passe!
Alors ne trouvant rien qui vive, on imagine!
Un être de lumière, sur le tableau flottant
souffle souffle sans fin, et pour rendre aux humains
cette ville émeraude, il arrache un soleil
de son cœur ruisselant! Et l'arbre et puis la fleur
et l'amour et l'enfant, et la pluie et le vent
l'habitent pour longtemps, en souvenir de nous
Jusqu'à la fin des temps!
Irène de Saint-Christol
(poèmes pour Annibel)
éditions :Arte Triveneneta
éditions :Arte Triveneneta
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Visions désincarnées
jeudi 20 octobre 2011
Bonjour mon amour
Bonjour mon amour, ce n'est que moi,
L'heure est tout en rose
Au cœur bleu de mes pensées
La nuit se décompose
Doucement, et descend jusqu'à toi,
Sur les pentes mauves du matin où repoussées
Les visiteuses de la nuit s'enfuient enroulées dans leur robe du soir.
Bonjour mon amour, j'ai cru voir
Les haillons de mes souvenirs
Se tordre en longs pans de lumière
Des clichés flamboyants, projecteurs d'avenir
Déchirer le ciel pâle et, prisonnière
Ma chair ardente aspire à la fenêtre
Un air de liberté...
Qu'il est doux le vent qui pénètre
Et sanctifie la volupté.
Bonjour mon amour
J'embrasse à jamais ta beauté
En cette heure impalpable du jour
Je l'étreins, chair et sang
Vivants, animés par mon rêve indompté
J'en appelle aux nuages
A l'arc en ciel qui luit
Aux regards de passage
Aux âmes entrevues dans ce présent qui fuit
Aux fleurs sorties de terre
Fanées avant la nuit
A l'insecte éphémère
J'en appelle à la mort du bout de mon chemin de vie
Je nargue son œil vert au cristal du néant
Où nos squelettes en transparences
Vont s'inscrire en défilé géant
...Ce merveilleux, cet unique et fragile bonheur qui danse
Sur un tapis roulant de longues agonies
...J'ai bien le droit, dis? De le prendre?
...Puisqu'il a bien voulu m'attendre!...
Irène de SAINT CHRISTOL
extrait de: LES MESSES DE SOLEIL, éditions LA LUCARNE OVALE
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